23 décembre 2007
Noël, un accommodement raisonnable?
Trouvé sur le Devoir: Super intéressant:
Libre opinion - Noël, un accommodement raisonnable?
Édition du mercredi 19 décembre 2007
Tout au long de l'année, des politiciens de tout acabit s'empressent d'envoyer des messages aux différents groupes ethniques du pays pour souligner leurs fêtes et leurs traditions, et ce, quand ils ne font pas carrément partie des célébrations. Pourtant, lorsque vient le temps de souligner celles qui s'inscrivent dans les traditions auxquelles la majorité des Canadiens peut s'identifier, c'est du bout des lèvres qu'ils se manifestent, ou alors ils évitent carrément d'en parler.C''est ainsi que «Noël» est devenu un mot tabou dans une société qui se veut de plus en plus aseptisée sous le couvert de la rectitude politique et d'un multiculturalisme qui ne tient plus la route.
On nous parle d'identité canadienne, mais de quelle identité est-il question? Nos dirigeants savent-ils seulement de quoi ils parlent? Pourraient-ils expliquer à leurs employés, aux commettants de leur circonscription et à l'ensemble de la population ce qu'est l'identité canadienne pour que nous en soyons venus à nier ainsi nos racines et à faire le vide autour de nous?
Serions-nous devenus un désert culturel,
une coquille vide sur le plan identitaire, pour mieux laisser tout l'espace culturel à ceux qui arrivent d'ailleurs?
Si la politique du multiculturalisme, qui encourage les nouveaux venus à rester eux-mêmes et à célébrer leurs racines et leurs traditions, semble n'avoir permis qu'une ghettoïsation des divers groupes ethniques à défaut d'avoir contribué à les intégrer à notre projet de société, ostraciser la culture de la majorité ne pourra qu'accentuer cette tendance et encourager les Canadiens «de souche» à se refermer sur eux-mêmes, à se ghettoïser à leur tour et à accepter de moins en moins la différence.
Pourquoi ces gens qui ont des racines profondément ancrées dans le terroir de la Petite-Nation, de Charlevoix, de la péninsule acadienne ou d'ailleurs au pays, et qui font partie de la majorité, devraient-ils accepter qu'on nie leurs traditions et qu'on fasse abstraction de ce qu'ils sont? Ce n'est pas en les abâtardissant, dans l'esprit du rapport de lord Durham, et en mettant sous le boisseau leur culture, leurs valeurs et leurs traditions qu'on fera d'eux des gens plus ouverts aux autres.
Nous ne demandons pas aux nouveaux venus d'oublier leurs racines, et ces derniers ne s'attendent pas à ce que nous renions les nôtres... Alors pourquoi s'acharner à rejeter notre identité culturelle, nos fêtes et nos coutumes, à vider nos traditions de tout leur sens et à nier notre existence? Pourquoi veut-on à tout prix nous réduire à un projet de société sans références culturelles, à enlever toute valeur à notre recherche identitaire et à nous enfermer dans une logique qui nous coupe de nos liens avec notre passé? Pourquoi devrions-nous avoir honte de ce que nous sommes? Pourquoi devrions-nous avoir peur de nous affirmer et d'afficher clairement notre identité? Il faudra réapprendre à célébrer ce que nous sommes. Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons et aurons le goût de célébrer les autres... et ce n'est qu'à cette condition que les nouveaux arrivants pourront s'identifier à ce que nous sommes et participer à notre projet de société.
Je considère que nos dirigeants font fausse route à vouloir banaliser les traditions de la majorité. La fête de Noël n'a rien de banal. Ce ne sont pas les néo-Canadiens qui posent problème, ce sont nos dirigeants qui, débranchés de la réalité et des préoccupations de la population, font mal à notre identité et semblent incapables d'assumer un certain leadership et de faire valoir ce que nous sommes. Au Canada, il semble qu'on ne puisse rien tenir pour acquis. Aujourd'hui, c'est la majorité qui a besoin d'accommodements raisonnables et qui doit se battre pour avoir le droit de célébrer Noël.
Du respect! Un peu de respect! Voilà ce à quoi nous nous attendons de la part de nos dirigeants.
12 décembre 2007
Les femmes et l'intégrisme
D'où je viens:
Mon ancêtre, Jean Grou, a été brûlé vif par les Iroquois à Pointe-aux-Trembles en 1690 à l'endroit appelé la Coulée Grou, ainsi que plusieurs de ses voisins du bout de l'Ile.
Je suis née à Montréal. J'y ai passé presque toute ma vie. J'ai côtoyé des chinois, des italiens, des portugais, des grecs, des juifs et évidemment, des anglais. L'une de mes grandes amies est musulmane rwandaise, Zohra. Une voisine est algérienne et voilée: Mounik.
J'ai fait mienne leur nourriture, leur musique, leurs écrivains, leurs artistes. Et elles ont adopté plusieurs de nos coutumes également.
Ma préoccupation:
J'ai de la difficulté avec une seule chose : la négation de la femme. et ce, peu importe la religion, le discours politique, les croyances et aussi le style de société.
Le mépris:
Les mensonges qu'on raconte aux femmes sous le couvert de la Foi et de l'abnégation, afin des les mater, de les circonscrire, de les enfermer, sont innombrables. Surtout, les faire taire. On a de tout temps eu peur des femmes, de leur beauté, de leur pouvoir d'enfanter, de leur attraction sur les hommes. Et voilà pourquoi, même au Canada,il arrive qu'on les cache, on les enferme, on les bat, on les voile, on leur lance de l'huile bouillante au visage. On parle à leur place. On les dénude, on les sexualise à outrance également et ce, afin de les contrôler, de les dominer.
Elles acceptent (souvent) par amour de leur homme, de Dieu, de leur Foi. Ou par crainte. Et lorsqu'elles se révoltent parfois, elles en meurent.
Ce que je refuse:
Je ne veux pas de Charia au Québec, ni d'exclusion hassidique, ni de polygamie mormone. Encore moins d'enfants qui meurent par faute de transfusion sanguine. Je ne veux pas de érouv à Outremont ou ailleurs. Je ne veux pas de pornographie dégradante non plus. Pour ce qui est de ma religion catholique, ... on s'en est occupé!
Je suis pour l'égalité des sexes et je veux que les droits de la femme et de la petite fille soit plus protégés qu'ils ne le sont actuellement.
Conclusion:
Ma plus grande crainte pour le futur est que l'intégrisme religieux (surtout musulman) ne prenne de l'ampleur et en vienne à nous imposer ses diktats comme en Egypte, en Iran, en Afghanistan et en Europe. Messieurs les commissaires, veillez à ce que le gouvernement québécois nous protège des extrémistes de tout crin.
Mes sources:
Je tire mes réflexions de mon expérience de vie, de sites et de forums surtout musulmans ainsi que du livre de Madame Yolande Geadah: Femmes voilées, intégrismes démasqués.
forum et sites à consulter:
http://www.angelfire.com/journal/sunnah/Femme/index.html
http://www.islamfrance.com/index.html
http://stephanlajeunesse.over-blog.com/categorie-352903.html
http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=18
Forum hébraïque:
http://www.alliancefr.com/discus/messages/1798/384.html?samedi2septembre200619h14
11 décembre 2007
Comment dire?
Comment décrire le malaise, l'inquiétude qui m'assaille.
Les journalistes auraient monté en épingle quelques petits événements isolés, disent-ils.
Hérouxville sont des ignorants selon les mêmes journalistes.
Les femmes musulmanes nous disent porter le voile volontairement.
Les juifs hassidiques défient les règlements municipaux à leur guise.
Et moi, je suis une mécréante, une goy, une femme libérée dans une société qui s'offusque que des femmes se couvrent trop alors que ses filles ne se couvrent pas assez.
Quelle bouillabaisse.
Jeudi, je vais à la Commission Bouchard-Taylor. Depuis le début, j'ai tellement entendu toutes les opinions et lus d'extraits de mémoires et de témoignages que j'ai l'impression que tout a été dit.
Au fond, MON opinion n'a pas été dite!
Ce que je veux leur dire en fin de compte c'est de bien s'assurer qu'aucune valeur, loi ou règlement de notre pays, notre province, notre ville ne soient bafouées sous prétexte des accommodements raisonnables.
En Australie, on vient de dire clairement aux groupes religieux extrémistes qu'ils doivent s'adapter ou aller ailleurs. Et c'est le gouvernement qui a dit cela. Pas un journaliste, pas une femme, pas un hérouxvillois!
Voilà.
10 décembre 2007
Brouillon
A la question de M. Gérard Bouchard : Pourquoi le voile vous fait-il si peur?
Ce n'est pas le voile qui fait peur, c'est le message qu'il véhicule qui inquiète. On aura beau dire que c'est librement qu'on le choisit, il y a dans les écrits du Coran, de la Sunnah et évidemment de la Charia des textes qui sont très clairs sur la raison première du voile, qu'on le nomme hijab, nikab ou burka.
Et si le but premier est louable: assurer la modestie de la femme et la protéger des abus...quand on cherche un peu plus, on se rend compte que le but réel, final est de répandre l'Islam dans le monde entier. Pour cela il faut, selon certains islamistes radicaux, contrer l'occidentalisation des femmes musulmanes.
Ainsi, on préconise le port du voile non seulement pour dissimuler la femme et son corps aux regards des hommes mais, bien plus pour l'assujettir, la soumettre et s'assurer qu'elle soit un bon véhicule de prosélytisme. Tout en assurant la musulmane que si elle porte le voile, elle se distingue des femmes indignes que sont les mécréantes, c.a.d. les femmes comme moi. Les femmes qui se considèrent l'égale des hommes. Et c'est bien connu que plusieurs 'sages' radicaux prétendent que les femmes sont différentes pour ne pas dire inférieures à celui-ci.
Je recommande fortement à tous et notamment aux commissaires de lire Femmes voilées, intégrismes démasqués de l'essayiste, Madame Yolande Geadah. Et tant qu'à y être, de s'inscrire sur les forums et sur les sites musulmans et d'autres religions afin de mieux cerner oû se situe la majorité des croyants et qui sont ceux qui tentent de la radicaliser lentement mais sûrement. (Certaines de mes sources se retrouvent à la fin de mon texte).
Je me questionne:
Mais pourquoi donc l'homme 'religieux' a-t-il si peur de la femme qu'il veuille la réduire au silence et à l'invisibilité totale. Et pourquoi la femme se prête-t-elle à ces diktats destructeurs?
A m'entendre ainsi, on pourrait en conclure que je suis intolérante envers l'Islam. Non, je suis intolérante envers toutes religions, toutes pensées démagogiques, autoritaristes et extrémistes qu'elles soient islamisques, hassidiques, catholiques, mormones ou autres qui dénigrent la femme, l'asservissent et font croire que le Mal, que le Péché arrivent par elle!
Nous avons assez combattu pour avoir le droit d'¨ETRE.
Je ne veux absolument pas qu'on laisse entrer l'extrémisme ici. Je ne veux pas que les vieilles batailles entre frères juifs et arabes se poursuivent au Québec. Il ne faut pas que ce que vous avez fui se reproduise ici. Nous sommes, vous le savez, un peuple pacifique, qui aspire au bonheur simple, nous refusons la violence qu'elle soit religieuse, politique, raciale ou sexiste. Et nous savons que pour la plupart, vous adhérez déjà à ces valeurs.
Je prie donc messieurs les commissaires d'être fermes dans leurs recommandations afin qu'aucune valeur, loi ou règlement de notre province ne soient bafoués sous prétexte des accommodements raisonnables.
Si l'extrémisme quel qu'il soit a pour but de détruire l'Occident: je suis contre. S'il le faut, je serai contre TOUTES LES RELIGIONS car je suis POUR TOUTES LES FEMMES LIBRES.
Mes sources:
http://www.angelfire.com/journal/sunnah/Femme/index.html
http://www.islamfrance.com/index.html
http://stephanlajeunesse.over-blog.com/categorie-352903.html
http://www.publications-universitaires.qc.ca/?p=18
03 mai 2007
Lise Ravary et les accommodements raisonnables
Je viens de terminer le billet de Madame Lise Ravary Directrice de la publication de Châtelaine. Voir le mois de juin 2007.
Elle y décrit très bien sa stupéfaction et sa colère lorsqu'elle a découvert cette affiche dans un hôpital de Côte-des-Neiges: "... Nous ne pouvons garantir la présence d'un technicien de sexe féminin...".
Elle qui était très réservée jusqu'alors face aux problèmes d'accommodements raisonnables, s'est tout à coup sentie fortement interpellée par cette petite phrase.
Je vous invite donc à lire ce billet car il indique un revirement d'opinion d'une femme qui jusqu'alors jugeait les intégristes du gros bons sens tels les gens de Hérouxville et au fond, une très grande majorité de québécois ordinaires.
