19 mai 2008
Etre ou ne pas être catholique
Je me revois, petite fille de 7-8 ans, ma mère qui crie, mon père qui frappe et moi dans un coin, terrorisée et qui prie! Je me revois, observer mes parents, les adultes agir comme des gens sans conscience (assez souvent). La terreur régnait dans ma vie. Sans les préceptes enseignés par la religion catholique, je n'aurais jamais pu pardonner à papa et maman.
La prière me calmait, l'enseignement que les religieuses nous donnaient me faisaient du bien, me donnait une jauge, des points de repère pour mieux survivre dans un milieu familial malsain. Sans la direction que la religion m'a donnée enfant, sans cette sécurité... je ne sais pas ce que je serais devenue. Peut-être une femme amère qui n'a aucun espoir et qui ne croit en rien. Ou la proie de sectes religieuses. Peut-être serais-je même morte plus tard, car désespérée et sans aucune bouée pour me raccrocher.
A bien y réfléchir, je préfère cette bouée-là que d'autres beaucoup plus néfastes pour notre santé et notre entourage...
Ne pas avoir été instruite dans la religion catholique, ne pas avoir au moins eu les religieuses et la Messe du dimanche pour me montrer le chemin, je le répète: je ne sais pas oû je serais aujourd'hui.
J'avais besoin d'une guidance, enfant. J'avais besoin de savoir oû je devais aller, comment me diriger dans ce monde étrange et qui m'apparaissait un peu hostile. Petite fille, j'étais comme une aveugle dans un univers sans point de repère. Comme les adultes autour de moi étaient complètement immatures, il m'a été salutaire que la religion et les enseignantes religieuses me fournissent les balises pour me faire avancer dans la vie et faire de moi une adulte responsable et soucieuse des autres. Pas juste de mon petit nombril. On m'a ainsi donné ou aidée à acquérir une conscience.
Ce n'est pas ma mère dépressive qui aurait pu me donner des valeurs, à 8 ans j'étais pratiquement laissée à moi-même à cause de la maladie de maman. C'est moi qui m'occupait de mes soeurs et mon frère. Elle était perdue dans son monde les 3/4 du temps!
Elle était pleine de superstitions aussi ma mère!
Et mon père, bien, lui, c'était le silencieux québécois typique! Il était alcoolique et n'avait pas plus de direction et de valeurs morales qu'il ne faut dans une telle situation.
Je suis d'une famille complètement fuckée, complètement dysfonctionnelle.
N'eût été de la direction et des balises que la religion catholique m'a données, sur quoi aurai-je pu me tenir debout dans cette vie qui m'assénait des coups de plus en plus difficiles à encaisser.
Et qui s'est occupé de moi à 11 ans quand ma mère fut internée et que mon père ne pouvait s'occuper de 7 enfants seul???
Les religieuses m'ont prise dans leur pensionnat, m'ont donné des vêtements neufs et propres. M'ont acheté ma première montre, mes premiers patins à glace. Elles m'ont donné un lit confortable avec de vrais draps blancs propres, elles m'ont nourrie et leurs mets étaient savoureux. Elles m'ont enseigné la religion, oui. Elles m'ont donné tout l'amour et l'instruction qu'elles pouvaient.
Je ne suis plus capable d'entendre parler contre les soeurs, les frères et la religion. Au Québec, n'eût été de ces personnes dévouées, nous serions assimilés depuis longtemps.
Mais peut-être encore traités comme un peuple de seconde zone comme les autochtones.
(J'ai déjà écrit à une émission de télé pour donner mon opinion positive sur ce que les religieux ont fait pour moi et ma famille et je n'ai même jamais reçu une lettre de remerciement poli!). On préfère penser que la religion au Québec était horrible et méchante!
Ca fait du bien à certaines personnes de frapper sur ceux et celles qu'ils jugent. Alors, que pour la plupart, ils étaient trop jeunes pour subir les supposés sévices...
Malgré tout, j'ai toujours eu confiance en la Vie, j'ai toujours eu comme principes les enseignements que la Bible me donnait même dans mes années de révolte contre l'Autorité, contre la Foi.
Et je préfère croire comme la petite enfant que j'étais que d'être une adulte sans aucune lumière au bout du tunnel noir que peut être notre vie.
Ma foi m'a soutenue. Elle m'a sauvée.
Je ne suis pas une grenouille de bénitier, je n'ai jamais été mariée, j'ai eu plein d'amants et j'ai fait des choses dont je ne suis pas fière. Mais, je suis toujours revenue à ma Foi.
Si j'avais un conseil à donner aujourd'hui, je dirais d'enseigner à vos enfants ce qu'est la base de la Foi chrétienne.
Aimes ton prochain comme toi-même,
Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent.
Regarde la poutre dans ton oeil au lieu de regarder la paille dans l'oeil du voisin,
Tu ne tueras point etc.
Bonne journée.
15 mai 2008
Testament
En passant de la vie humaine à trépas,
Que laisserais-je comme trace de pas ?
Le monde ici bas sera-t-il meilleur ?
Les hommes auront-ils un peu plus de coeur ?
Se donneront-ils tous enfin la main
Pour aider les plus pauvres parmi les humains ?
Verra-t-on le vrai sens du mot solidarité ?
Si l'un a mal, souffrance pour toute l'humanité.
On serre les coudes pour apporter soulagement
À la multitude qui baigne dans les tourments.
Les hommes vivront-ils plus de quiétude et de paix ?
Leurs désirs moins égoïstes, presque parfaits ?
Y aura-t-il entre les peuples plus de justice,
Moins de querelles et moins de préjudices ?
Tous les hommes et les femmes de la terre
Éteindront-ils à jamais les feux de la guerre ?
Aurais-je laissé à une chaleureuse postérité
Qui distribue aux proches joie et félicité ?
Sourires, amitié, partage et amour,
Plus on donne, plus on reçoit en retour.
Feront-ils partie des courantes attitudes
Et seront-ils des hommes la bonne habitude ?
Et y aura-t-il pour le Créateur plus de connaissance ?
Pour ses dons et sa grâce, plus de reconnaissance ?
Mon frère et ma soeur seront-ils plus heureux
Avec leur vie comblée de moments joyeux ?
Y aura-t-il dans le monde moins de pauvreté
Et de misère, beaucoup plus de générosité ?
La chanson " Quand les hommes vivront d'amour "
Deviendra-t-elle réalité de jour en jour ?
Voilà ce qu'au monde de laisser est mon rêve
Tandis que je vieillis et que ma vie se parachève.
Si chacun avait en tête un tel testament,
La terre s'embellirait, car se serait plus charmant.
Il ferait merveilleux de vivre en ce monde
Où joie, entraide et partage surabondent.
Le quotidien de tous les peuples de la planète
Et chaque jour donne occasion de faire la fête,
Car entre les personnes plus de fraternité
Tous étant frères et soeurs de l'humanité.
Richard Langlois, 2006
Desiderata
Desiderata
Va paisiblement ton chemin à travers le bruit et la hâte
et souviens-toi que le silence est paix.
Autant que faire se peut et sans courber la tête,
sois amis avec tes semblables;
exprime ta vérité calmement et clairement;
écoute les autres même les plus ennuyeux ou les plus ignorants.
Eux aussi ont quelque chose à dire.
Fuis l'homme à la voix haute et autoritaire; il pèche contre l'esprit.
Ne te compare pas aux autres par crainte de devenir vain ou amer
car toujours tu trouveras meilleur ou pire que toi.
Jouis de tes succès mais aussi de tes plans.
Aime ton travail aussi humble soit-il car c'est un bien réel dans un monde incertain.
Sois sage en affaires car le monde est trompeur.
Mais n'ignore pas non plus que vertu il y a,
que beaucoup d'hommes poursuivent un idéal et que l'héroïsme n'est pas chose si rare.
Sois toi-même et surtout ne feins pas l'amitié:
n'aborde pas non plus l'amour avec cynisme
car malgré les vicissitudes et les désenchantements,
il est aussi vivace que l'herbe que tu foules.
Incline-toi devant l'inévitable passage des ans laissant sans regret la jeunesse et ses plaisirs.
Sache que pour être fort tu dois te préparer
mais ne succombe pas aux craintes chimériques qu'engendrent souvent fatigue et solitude.
En deçà d'une sage discipline, sois bon avec toi-même.
Tu es bien fils de l'univers, tout comme les arbres et les étoiles.
Tu y as ta place.
Quoique tu en penses, il est clair que l'univers continue sa marche comme il se doit.
Sois donc en paix avec Dieu, quel qu'il puisse être pour toi;
et quelle que soit ta tâche et tes aspirations dans le bruit et la confusion, garde ton âme en paix.
Malgré les vilenies, les labeurs, les rêves déçus la vie a encore sa beauté.
Sois prudent.
Essaie d'être heureux.
Max Ehrrmann
13 mai 2008
Maman travaille pas... 2e partie
Un deuxième super intéressant, trouvé sur:
http://www.scienceshumaines.com/index.php?lg=fr&id_article=14382
Les femmes travaillent beaucoup plus que les hommes...
Entretien avec Margaret Maruani
De profonds changements ont eu lieu concernant le travail des femmes depuis un demi-siècle. Pouvez-vous rappeler les grandes évolutions et faire le point sur la situation actuelle ?
Il faut préciser que les femmes ont toujours travaillé. Mais leur accès massif au salariat et donc à l'autonomie économique est une grande conquête de la fin du XXe siècle. Aujourd'hui, elles représentent 46 % de la population active, elles étaient 34 % en 1960. L'essentiel de la croissance de l'activité économique depuis cinquante ans en France est dû aux femmes. En 1962, on comptait 6,7 millions de femmes actives pour 12,1 millions aujourd'hui. Dans la même période, les hommes sont passés de 12, 6 millions d'actifs à 14,2 millions.
Second changement : la scolarisation massive des filles depuis les années 1970. A partir de cette date, elles ont rattrapé et dépassé les garçons en termes de réussite scolaire et universitaire. Elles sont plus nombreuses à être bachelières et diplômées de l'université que les jeunes gens. Malgré tout, des inégalités persistent et même se reconstruisent entre hommes et femmes sur le marché du travail. Ces inégalités se lisent en matière de salaires : entre 15 et 25 % de moins pour les femmes (selon les secteurs et la manière de compter). En termes d'accès aux responsabilités, comme l'explique Jacqueline Laufer, le fameux « plafond de verre » existe toujours. Même si le nombre de femmes cadres a beaucoup augmenté, il n'est pas proportionnel à la valeur des diplômes obtenus par les filles. Enfin, le surchômage féminin continue à se manifester : chez les moins de 25 ans par exemple, les chiffres montrent que l'accès au premier emploi est plus difficile pour elles. Les femmes mettent aussi beaucoup plus de temps que les hommes à retrouver un emploi après un licenciement.
Par ailleurs, la fourchette des métiers socialement possibles pour les femmes reste toujours plus restreinte. La concentration des emplois féminins s'est aggravée depuis les années 1980.
En 2002, sur les 31 catégories socioprofessionnelles que distingue l'Insee, 60 % des emplois féminins sont regroupés dans 6 d'entre elles (53 % en 1983) : il s'agit des employées (fonction publique, commerces, etc.), des personnels de services aux particuliers, des institutrices et des professions intermédiaires de la santé (les infirmières par exemple), soit au total 6,5 millions de femmes .
Pourtant, on a l'impression que les femmes investissent de plus en plus les métiers anciennement réservés aux hommes : avocates, journalistes, chercheuses...
Toutes les femmes ne sont pas logées à la même enseigne. Les écarts se sont aussi creusés entre elles. Nombre de diplômées de l'université trouvent des emplois qualifiés anciennement masculins. Ces métiers ? magistrates, professeures, médecins, etc. ? ne se sont d'ailleurs pas dévalorisés en se féminisant.
A l'autre extrémité de l'échelle sociale, cependant, les femmes se retrouvent cantonnées dans le salariat d'exécution, dans ces métiers typiquement féminins du secteur tertiaire ? vendeuses, caissières, aides ménagères... ?, souvent à temps partiel et pour beaucoup en situation de sous-emploi. En France aujourd'hui, les 3 millions de personnes qui travaillent pour un salaire mensuel inférieur au smic sont, à 80 %, des femmes.
On constate que la France est un des pays d'Europe où le taux d'activité féminine est le plus élevé, et en même temps c'est aussi l'un des pays où le taux de fécondité est le plus haut. Comment expliquer ce paradoxe, présent également au Danemark, alors qu'en Allemagne ou en Italie, on retrouve une corrélation inverse (faibles taux d'activité et de fécondité) ?
On observe en effet une volonté chez les Françaises de cumuler vie professionnelle, vie familiale, vie privée... Les études montrent même que, lorsqu'elles sont au chômage, ces jeunes femmes retardent l'arrivée d'un enfant. On découvre aujourd'hui cette corrélation mais, en France, elle existe depuis la féminisation du salariat dans les années 1960. La croissance du taux d'activité féminine a été essentiellement le fait des jeunes mères de famille.
Autre changement important : les femmes ont aujourd'hui des trajectoires professionnelles continues ? comme les hommes ? et n'interrompent plus leur carrière au moment de leur maternité, ce qui n'était pas le cas dans les années 1960. Le taux d'activité des femmes de 25 à 49 ans était alors de 40 % ; il est de 80 % aujourd'hui.
Les Françaises auraient-elles alors une recette miracle pour concilier vie professionnelle et vie familiale ? Un changement dans les rapports hommes-femmes ? Un partage des tâches plus équitable ? Ou alors sont-elles des superwomen qui gèrent allégrement ce que les sociologues ont appelé « la double journée de travail » ?
Sur le partage des tâches, les enquêtes sont assez affligeantes : on a l'impression que rien n'a changé, les femmes assument toujours la très grosse part du travail domestique et de soins aux enfants. Certainement, des choses ? difficilement quantifiables ? ont changé... Mais elles relèvent plutôt des mentalités que des pratiques concrètes ; il est certain que, si l'on ajoute travail professionnel et travail domestique, les femmes travaillent beaucoup plus que les hommes.
11 mai 2008
Maman travaille pas, a trop d'ouvrage!
Une enquête américaine dit que les femmes travaillent en moyenne 95 heures par semaine. Pas 35, pas 40. Non, plus de deux fois la semaine normale d'un travailleur.
Puis, après ça, y en aura toujours pour trouver qu'on est pas assez intéressées au sexe ou que le travail des femmes est moins important que celui des hommes...
Deux articles sur ce sujet (trouvé sur le site de LCN)
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Retour aux fourneaux
Vrai que les Québécois sont plutôt individualistes. Diane Lavallée, curatrice publique du Québec (présidente du Conseil du statut de la femme jusqu’en avril dernier), le remarque aussi. Mais elle défend farouchement le désir des femmes d’avoir à la fois la carrière et les bambins, à leur rythme à elles.
«Les femmes ne veulent pas se lancer dans la parentalité sans avoir assuré leurs arrières financièrement. C’est une attitude responsable.» — Diane lavallée, présidente du conseil du statut de la femme
Quant au fait qu’elles retardent de plus en plus leur première grossesse, Diane Lavallée y voit surtout une marque de sagesse. «Les femmes ne veulent pas se lancer dans la parentalité sans avoir assuré leurs arrières financièrement. C’est une attitude responsable.» Car dans un monde où un couple sur deux éclate longtemps avant les noces d’argent, les femmes ne peuvent compter sur le mariage pour survivre. «Élevées par une génération de féministes, les filles ont bien intégré des valeurs d’autonomie, notamment sur le plan économique, ajoute Diane Lavallée. Elles négocient d’égal à égal dans le couple, de façon à ne plus vivre sous la tutelle d’un mari.»
De toute façon, à l’heure actuelle, peu d’hommes ont envie de jouer les pourvoyeurs uniques, remarque Diane Lamoureux de l’Université Laval. «On vit dans une société de consommation où, à moins d’avoir un emploi très bien rémunéré, il faut deux salaires pour vivre à l’aise.»
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Pas fort, le Québec?
Bref, la décision de mettre au monde des bambins dépend également de motivations personnelles sur lesquelles les mesures de conciliation travail-famille ont peu de prise. «Mais si le Québec avait une politique familiale qui a du bon sens, je suis sûr que les gens feraient plus d’enfants!» croit le Dr Jean Guimond.
«Nos gouvernements ne mettent rien en place pour aider véritablement les parents à prendre soin de leur enfant», estime de son côté la psychologue Marie-Claude Argant-Le Clair. «Le Québec a fait des choix sociaux qui misent plus sur la performance et le travail, ajoute le Dr Jocelyn Bérubé. Si on veut que les Québécoises aient plus d’enfants, et ce dans la période la plus fertile de leur vie, il faut qu’il y ait des politiques sociales qui les y encouragent.»
En janvier 2006, Québec a bonifié le Régime québécois d’assurance parentale, en y ajoutant notamment un congé de paternité. «Mais ce n’est quand même pas suffisant», souligne Monica Dunn, de la Fédération québécoise pour le planning familial.
«Ici, le coût humain que représente le fait d’avoir des enfants est très largement individualisé, affirme Diane Lamoureux. Ce sont les parents qui paient pour presque tout. Pourtant, les enfants représentent une richesse et un bénéfice pour l’ensemble de la société. À ce titre, l’État devrait donc avoir la responsabilité de mettre en place une structure éducative et d’accueil pour les enfants. Or, il y a mieux que le Québec à ce point de vue-là! Notre seule structure universelle de prise en charge des enfants, c’est l’école, qui les accueille à cinq ans. En France, où le taux de fécondité est très élevé pour un pays occidental, l’école commence à deux ans.»
Selon les intervenants interrogés, le système québécois comporte plusieurs lacunes : le manque de places disponibles dans les centres de la petite enfance – surtout pour les enfants de moins de deux ans –, les heures d’ouverture des garderies mal adaptées aux horaires atypiques d’un nombre grandissant de parents, l’absence de structures pour prendre en charge les petits pendant les deux mois de vacances estivales et les heures de classe souvent décalées par rapport aux heures de travail des parents.
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Des sous pour procréer
Pourtant, la politique familiale du Québec compte parmi les plus généreuses au Canada! N’empêche, elle fait figure de parent pauvre à côté du nord de l’Europe, soutient Diane Lavallée. «Dans ces pays, le taux de fécondité est plus important qu’au sud, et pourtant, c’est là où le taux d’emploi des femmes est le plus élevé. C’est en partie dû au fait que le rôle du parent est reconnu socialement. On doit s’inspirer de leurs mesures progressistes [voir Dans la cour du voisin à la page 4].»
Car en effet, au Québec, changer des couches, faire de la purée maison et jouer avec son petit ne sont pas les tâches les plus valorisées qui soient. Dominique Girard, qui tente de mettre sur pied une association québécoise pour les parents au foyer, a elle-même choisi de s’occuper de son fils à temps complet.
«Mettre de côté sa carrière pour se consacrer aux enfants devrait être un choix accepté, dit-elle. On ne devrait pas sentir qu’on vaut moins parce que ça fait quatre ans qu’on est à la maison. Mais les parents au foyer ont le statut d’un enfant : techniquement, sur une déclaration d’impôts, ils sont des dépendants. Ça donne l’impression qu’ils ne font rien. Alors qu’ils travaillent 24 heures sur 24!» En effet, une équipe de spécialistes de la rémunération a déjà calculé qu’une mère (ou un père) au foyer mériterait un salaire de 157 000 $!
L’idée de verser un salaire aux parents qui restent à la maison est d’ailleurs dans l’air du temps, comme en témoigne un sondage mené au printemps 2005 par le magazine L’actualité. Plusieurs lecteurs ont avancé cette solution pour augmenter le taux de natalité au Québec. Par ailleurs, l’Association féminine d’éducation et d’action sociale a abordé la question de la reconnaissance du rôle parental par l’État lors de son 39e congrès, en août dernier. Le gouvernement prêtera-t-il l’oreille à cette suggestion?
Car les temps sont durs pour les parents. Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas de voir le nombre d’enfants péricliter. Ni de constater que les couples repoussent aux calendes grecques la naissance d’un premier rejeton. Une situation dramatique aux yeux de Julie Carignan, qui a elle-même réussi l’exploit de mettre au monde trois enfants tout en poursuivant sa carrière.
«Parce qu’on ne veut pas avoir l’air de blâmer les femmes, on est gêné de dire qu’on vit une crise au Québec. Le fait de ne plus faire d’enfants met en danger notre société. Ne serait-ce que par rapport au problème de relève dans les entreprises. C’est un casse-tête pour les employeurs qui approchent de la retraite et qui cherchent des gens pour prendre les rênes de leur compagnie. Nous ne sommes plus assez nombreux pour occuper tous les postes pour faire fonctionner notre société, et dans dix ans, ça va être pire!»
Reste à voir si ces enjeux convaincront les Québécois de se consacrer à l’agréable tâche de concevoir des bébés…
Carrière d’avenir?
Selon une étude de Salary.com, une entreprise spécialisée en gestion salariale, le salaire annuel que devrait mériter un parent à la maison serait de 157 000 $!
Pour en arriver à ce résultat, Salary.com a comparé les tâches d’une maman à la maison avec celles de différents métiers et professions apparentés : infirmière, cuisinière, chauffeuse, éducatrice, gardienne de maison… et même PDG. Pour établir un salaire, les analystes se sont basés sur la rémunération en vigueur aux États-Unis pour chacun de ces métiers ou professions et ont ensuite pondéré en fonction du temps et de l’importance qu’accordait la maman (ou le papa) à la maison à chacune de ces tâches. (É. G.)
03 mai 2008
Comment je me sens aujourd'hui
Comment décrire mon état d'âme ce matin.
En ai-je un?
Je suis au neutre. En ce sens que je ne suis pas prise par les émotions. C'est le bonheur tranquille.
Tantôt, j'irai repasser la chemise et les pantalons de mon chum car ce soir il a un service de repas pour 12 personnes à faire à la soirée dansante que mes beaux parents ont organisé à leur club de l'âge d'or.
Ensuite, j'ai le lavage, repassage, balayage et tout le bataclan à faire. A mon rythme.
Je continue de lire Eckhart Tolle même si je sais que je devrai le relire.
Je me rend compte aussi du bienfait que m'apporte le fait de ne pas embarquer dans la confrontation et de bien choisir mes batailles.
Je ne stresse pas.
J'aimerais bien écrire comme l'une de mes connaissances sur le forum d'ACDF!
Elle a le tour de rendre intéressantes des choses ordinaires auxquelles on ne pense même pas la plupart du temps. Elle en fait un bijou. Donc, elle a un don pour écrire.
Si tu me lis, ma belle Hécate, qu'est-ce que tu attends pour te lancer et écrire un livre!
Tu es vraiment très bonne.
Petite journée ordinaire
Ce matin, Je me suis levée à 6h30.
J'ai dormi comme un ange.
Et aujourd'hui, j'ai tout plein de choses à faire dans la maison mais, je vais quand même prendre mon temps.
Ce que j'ai envie de faire et ce que je dois faire, ce sont deux choses.
Donc,
. Lavage
. Repassage
. Nettoyer le frigo
. Balayer le plancher du rez-de-chaussé
. Nettoyer les plats des animaux et changer la litière des minoux.
et si possible, cuisiner... ouf!




