30 décembre 2007
Ma photo sur Rolling Stone!!!!
J'ai réussi à me copier sur une couverture de Rolling Stone! Eille, Spécial, hein?
J'avais environ 22 ans sur cette photo donc, en 1973!!!
Je vais tenter de retrouver le lien pour vous le laisser ici. Si jamais ça vous tente...
Voilà, amusez-vous!
Et puis, tiens, tant qu'à y être, j'en poste d'autres, c'est trop drôle de me voir ainsi!
Cette photo a été prise à l'Halloween en 1990!
Celle à droite, en 1993, durant l'été (juin) je crois.
Celle-ci, au bureau vers 1994-1995 environ
Ici, je suis sur le boardwalk à Charlottetown en 1999 ou 2000 en tout cas avant, le mautadit 11 septembre 2001. Sinon, j'aurais jamais voulu prendre l'avion...
Cette photo, au chalet avec mon père adoptif vers 1991 environ
J'aime bien ce petit jeu-là... je vais me trouver d'autres photos... En tout cas, la disposition n'est pas parfaite... mais... c'est mieux que rien...
27 décembre 2007
Pour Colette et toutes nous autres finalement
Sa chanson préférée:
http://www.youtube.com/watch?v=7vY1peG8gHQ
et la mienne:
http://www.youtube.com/watch?v=qFruKvAq8PQ
26 décembre 2007
La différence.
JACK MONOLOY
paroles et musique: Gilles Vigneault
Jack Monoloy aimait une blanche
Jack Monoloy était Indien
Il la voyait tous les dimanches
Mais les parents n'en savaient rien
REFRAIN:
Tous les bouleaux de la rivière Mingan
Tous les bouleaux s'en rappellent
La Mariouche elle était belle
Jack Monoloy était fringant
«Jack Jack Jack Jack Jack Jack Jack»
Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles
«Monoloy» disait le vent
La Mariouche est pour un blanc
Avait écrit au couteau de chasse
Le nom de sa belle sur les bouleaux
Un jour on a suivi leur trace
On les a vus au bord de l'eau
REFRAIN
Jack Monoloy est à sa peine
La Mariouche est au couvent
Et la rivière coule à peine
Un peu plus lentement qu'avant
REFRAIN
Jack Monoloy Dieu ait son âme
En plein soleil dimanche matin
En canot blanc du haut de la dam
Il a sauté dans son destin
REFRAIN
La Mariouche est au village
Jack Monoloy est sur le fond de l'eau
À voir flotter sur les nuages
Et les canots et les billots
DERNIER REFRAIN:
Tous les bouleaux de la rivière Mingan
Tous les bouleaux ont mémoire
Et leur écorce est toute noire
Depuis que Monoloy a sacré le camp
«Jack Jack Jack Jack Jack Jack Jack»
Disaient les canards, les perdrix et les sarcelles
«Monoloy» disait le vent
La Mariouche est pour un blanc
La famille et le temps des Fêtes
J'ai trois familles!!!
Ma famille biologique: Que je m'obstine à inviter à chaque année pour la Noël et qui est plus ou moins fidèle au rendez-vous.
Pas de chicanes ou d'hypocrisie. Simplement de l'inquiétude face à leur choix de vie et leur futur. La pauvreté qui les attend. La misère dans leur vieux jours pour la plupart.
Alors, si je peux leur offrir un peu de réconfort en ce temps de l'année, je me fais un devoir et un plaisir de les inviter à ma table.
Ma famille d'accueil (adoptive, si vous préférez):
Unie, tricotée serrée. Vivante, plaisante, joyeuse et triste aussi parfois. Aucune rancune. Aucune hypocrisie. Que de la simple joie de préparer un repas ensemble. Que de fêter ensemble. Que d'être ensemble. Dans le bonheur et le chagrin. Quand ils vivent un problème, ils en parlent. Ils ne laissent pas la situation envahir leur vie.
Une famille si belle, si saine. Tout le monde devrait avoir la chance de vivre dans u ne famille semblable.
Ma belle famille:
Spéciale, rieuse, farceuse, beaux-parents un peu ancienne mode. Mais avec un grand coeur. Et des jeux de mots subtils, un amour de la langue française et de l'humour à un niveau supérieur.
Des gens simples mais si gentils aussi. Malgré les problèmes, ils sourient, se contentent de vivre du mieux qu'ils peuvent.
S'il y a des animosités... on en discute jamais lors de réunions familiales. On en parle au salon, entre nous. Pas autour d'une table.
Et moi, avec mes gros sabots, mes idées féministes... ils m'acceptent. Me trouvent parfois un peu trop grouillante. Pas trop sage. Mais quand même si leur fils m'a choisie... Alors, mon beau-père qui est content de mon repas de Noël et qui me dit combien il aime mon ragoût de boulettes et ma dinde.
Ca fait chaud au coeur.
Voilà l'importance de la famille chez moi!
Joyeuses Fêtes.
25 décembre 2007
Des soeurs, ça pleure aussi!
Je suis arrivée au pensionnat en fin juin 1963. En cinq mois, j'avais eu le temps de m'adapter, de me faire à cette nouvelle vie. Au petit lit propre, aux draps si solides qu'ils étaient inusables.
On se lavait à l'eau chaude tous les soirs. On se brossait les dents, on se peignait. Le matin, les soeurs claquaient dans leurs mains: Mesdemoiselles: Debout!
Nos petites mines frippées, nos yeux mi-clos, notre esprit reprenant lentement conscience de l'endroit oû nous étions.
Mesdemoiselles, allez, allez! Faites vos lits. Plus vite que ça.
Ensuite, c'était la petite prière du matin, vite, les toilettes, et le débarbouillage.
Nous nous habillions, et descendions déjeûner.
J'ai toujours bien mangé chez les religieuses. La nourriture était bonne, saine, en quantité suffisante pour faire taire mon petit ventre qui avait faim.
Ensuite, il y avait les classes. Pour la 6e et 7e années: on était sept enfants pour une religieuse enseignante! Puis-je vous dire que ce n'était pas difficile d'avoir de l'aide pour comprendre les leçons et les devoirs.
Il y avait donc cinq mois que j'étais pensionnaire quand, un jour de la fin novembre 1963, les religieuses eurent soudain des petits cris effrayés et se précipitèrent pour allumer la grosse télévision dans le coin de notre salle de jeu....
Je voyais les soeurs pleurer, vous imaginez, elles pleuraient!
John Kennedy venait tout juste d'être assassiné à Dallas.
C'est alors que la deuxième personnalité politique importante fit son entrée/sortie dans ma vie. Le premier étant Duplessis lequel occasionnait sans le savoir des chicanes titanesques entre papa et maman quand venait le temps des élections!
Donc, Kennedy était entre la vie et la mort et les larmes coulaient sur les joues des religieuses. Des adultes représentant l'autorité étaient en détresse devant moi. Curieusement, cela me rassura.
Si les soeurs étaient capables de larmes, elles étaient donc humaines. Elles ne furent plus dès lors une figure épeurante pour moi. Elles devinrent femmes, sensibles et c'est ainsi que ne les voyant plus comme une menace, je m'appropriai leurs conseils, leurs soins et que j,ai pu vivre mon séjour au pensionnat avec calme et bonheur.
Ce jour-là, nous avons tiré nos chaises, nous sommes installées devant l'écran de télé avec les soeurs et nous avons suivi les nouvelles heure par heure comme si le temps était suspendu.
Comme si plus rien n'avait d'importance que le souffle de vie du bon Président!
Puis, nous avons prié. Nous sommes allés nous coucher et le lendemain, la vie reprenait comme avant.
24 décembre 2007
Les années de pensionnat
L'envie de m'enfuir. L'envie de me sauver. Mais, je sais. Il vaut mieux rester. J'avais dit à ma soeur, on va leur montrer qu'on est plus fortes qu'eux. On va leur montrer qu'on est une vraie famille. Et elle, de renoncer à son plan d'évasion.
Je veux retrouver maman disait-elle. Je lui disais, maman et malade. On ne peut plus vivrre avec elle. J'avais compris.
J'étais la gardienne de mes soeurs et de mon frère.
Mon coeur faisait mal au début.
Cet été, je suis retournée derrière le pensionnat devenu un C.H.S.L.D., j'ai revu l'espace qui était notre terrain de jeu désormais envahi par les mauvais herbes. On a coupé les grands peupliers qui séparaient notre cour du Cimetière de Marieville. Et la piscine qui nous était une récompense. Recouverte de terre. Envahie de gazon mal coupé. Et les larmes me sont montées aux yeux. Le préau n'existe plus depuis longtemps. Le préau sur lequel nous nous assoyions les jours de pluie pour dessiner, ou écosser des fêves, équeuter des fraises. Parti! Il n,existe plus.
La grotte, réplique de celle de Bernadette Soubirous, qui était si bien entretenue, si fleurie et vers laquelle nous allions prier tous les soirs d'été avant de monter nous coucher pour la nuit: Mal entretenue. pleine d'herbes folles aussi. Il ne reste qu'un prie-dieu qui tombe en ruines. Plus rien pour le recueillement, enfin à mes yeux.
J'ai eu tant de chagrin de voir qu'on avait tant modifié mon lieu de vie. Plus de balançoires, plus de carré de sable. plus de petites filles se balançant de toute leur force, levant leur regard vers le ciel en chantant des airs de Jeunesse d'aujourd'hui.
Émission qu'on nous permettait d'écouter le samedi soir (seule émission de la semaine).
Fini les séances devant les autres pensionnats et écoles. Devant les parents et Monsieur le Curé.
Fini le temps oû j'avais hâte d'entrevoir mon premier petit amoureux. Daniel! On ne sait que tenu la main et le coeur nous débattait...
Fini le temps oû j'avais été élue mairesse des terrains de jeu et ma belle petite robe de Tulle rose que j,avais donc hâte de revêtir.
Et soeur Fernande qui m'encourageait à poursuivre mes études, en me disant que j,étais faite pour aller bien plus haut que secrétaire.!
Merci. Merci. Merci.
11 ans
J'ai souvenir encore. D'une petite fille de 11 ans hurlant de toute la force de ses petits poumons: Je vous hais. Je vous déteste, je vous tuerai tous quand je serai grande.
Parce qu'on la séparait de sa mère. Parce qu'il n'était plus bon qu'elle soit avec maman. Maman était folle. Malade. Maman croyait que papa voulait la tuer. Maman parlait à la Sainte Vierge et au Pape Pie XII.
Maman, si fragile que la petite fille savait intérieurement qu'elle était la gardienne de sa mère. Qu'il lui était dévolu le rôle de la protéger depuis déjà longtemps.
Qu'elle ne pouvait plus être une petite fille. Elle devait être forte, grande, solide. Car maman était une enfant elle-même. Et papa... oh, papa. Il ne savait pas trop ce qui lui tombait sur la tête.
Quand la pression devenait trop forte, papa buvait. Beaucoup. Et puis, les querelles éclataient. Et la petite se cachait sous les couvertures en pleurant et en souhaitant que ça cesse vite.
Un jour, la petite s'était interposée entre maman et papa et l'avait menacé d'un couteau. Je vais te tuer si tu fais mal à maman.
Et c'est elle qui avait failli y rester. Sans la force du voisin qui avait jeté papa dans un banc de neige. La petite serait morte étranglée.
Que de misères et de grands chagrins pour une enfant si jeune.
Pas le temps de jouer ma belle, pas le temps de l'insouciance. Non. Il faut être grande, forte, organisée, prendre soin, sauver. Protéger.
Personne ne peut le faire pour toi. Tu dois le faire pour les autres. Tu dois ensuite te protéger toi-même.
Petite noiraude. Délicate, maigrichonne. Avec un immense appétit pour la Vie, pour le rire et la joie. Etre si jeune confrontée à tant de violence et de misère humaine.
Jouer à la corde à danser, au bolo, à la marelle. Aller à l'école - seul endroit oû l'on est en sécurité. Oû l'on découvre le monde merveilleux de la lecture, de la connaissance. Se sentir intelligente parce que bonne à l'école.
Et sa mère qui montre son bulletin aux voisines et qui dit: Regardez comme ma fille est bonne. Elle est première de classe. Et la petite de se promettre de rendre toujours maman heureuse. Je suis fine, je suis forte, je suis intelligente, je suis capable...
Onze ans, âge fatidique, peu après la St-Jean, ils sont venus. Ils lles ont emmenés. Elle a hurlé sa rage durant de longues minutes et ils l'ont respectée dans ce chagrin si grand, plus grand qu'elle.
Ils l'ont amenée ailleurs. Dans un endroit grand, propre et lumineux. Oû on prenait soin de la petite, on lui enseignait la propreté du corps, de l'esprit. L'apprentissage de la connaissance. Bien manger, à sa faim. De vrais repas nourrissants. Un beau lit blanc propre avec un vrai bon matelas. Ne plus avoir froid la nuit. Avoir de beaux patins à glace, une belle petite montre Timex. Des vêtements propres. Chauds.
Aller à la messe, apprendre ses prières par coeur, se plier aux règlements (enfin des règlements). Des balises. Des adultes qui s'occupent d'elle. Quel bonheur de pouvoir pendant quelques années être à nouveau une petite fille.
Joyeux Noël, petite.
Rien
Si simple. Si dificile à la fois. De dire: Tu me manques.
De dire, d'écrire. Tu n'es plus là. Plus jamais.
Pas de mots, pas de soupirs. Que des larmes chaudes, salées.
Qu'un vide au fond de moi. Une angoisse. Un chagrin.
Je t'aime.
23 décembre 2007
Noël, un accommodement raisonnable?
Trouvé sur le Devoir: Super intéressant:
Libre opinion - Noël, un accommodement raisonnable?
Édition du mercredi 19 décembre 2007
Tout au long de l'année, des politiciens de tout acabit s'empressent d'envoyer des messages aux différents groupes ethniques du pays pour souligner leurs fêtes et leurs traditions, et ce, quand ils ne font pas carrément partie des célébrations. Pourtant, lorsque vient le temps de souligner celles qui s'inscrivent dans les traditions auxquelles la majorité des Canadiens peut s'identifier, c'est du bout des lèvres qu'ils se manifestent, ou alors ils évitent carrément d'en parler.C''est ainsi que «Noël» est devenu un mot tabou dans une société qui se veut de plus en plus aseptisée sous le couvert de la rectitude politique et d'un multiculturalisme qui ne tient plus la route.
On nous parle d'identité canadienne, mais de quelle identité est-il question? Nos dirigeants savent-ils seulement de quoi ils parlent? Pourraient-ils expliquer à leurs employés, aux commettants de leur circonscription et à l'ensemble de la population ce qu'est l'identité canadienne pour que nous en soyons venus à nier ainsi nos racines et à faire le vide autour de nous?
Serions-nous devenus un désert culturel,
une coquille vide sur le plan identitaire, pour mieux laisser tout l'espace culturel à ceux qui arrivent d'ailleurs?
Si la politique du multiculturalisme, qui encourage les nouveaux venus à rester eux-mêmes et à célébrer leurs racines et leurs traditions, semble n'avoir permis qu'une ghettoïsation des divers groupes ethniques à défaut d'avoir contribué à les intégrer à notre projet de société, ostraciser la culture de la majorité ne pourra qu'accentuer cette tendance et encourager les Canadiens «de souche» à se refermer sur eux-mêmes, à se ghettoïser à leur tour et à accepter de moins en moins la différence.
Pourquoi ces gens qui ont des racines profondément ancrées dans le terroir de la Petite-Nation, de Charlevoix, de la péninsule acadienne ou d'ailleurs au pays, et qui font partie de la majorité, devraient-ils accepter qu'on nie leurs traditions et qu'on fasse abstraction de ce qu'ils sont? Ce n'est pas en les abâtardissant, dans l'esprit du rapport de lord Durham, et en mettant sous le boisseau leur culture, leurs valeurs et leurs traditions qu'on fera d'eux des gens plus ouverts aux autres.
Nous ne demandons pas aux nouveaux venus d'oublier leurs racines, et ces derniers ne s'attendent pas à ce que nous renions les nôtres... Alors pourquoi s'acharner à rejeter notre identité culturelle, nos fêtes et nos coutumes, à vider nos traditions de tout leur sens et à nier notre existence? Pourquoi veut-on à tout prix nous réduire à un projet de société sans références culturelles, à enlever toute valeur à notre recherche identitaire et à nous enfermer dans une logique qui nous coupe de nos liens avec notre passé? Pourquoi devrions-nous avoir honte de ce que nous sommes? Pourquoi devrions-nous avoir peur de nous affirmer et d'afficher clairement notre identité? Il faudra réapprendre à célébrer ce que nous sommes. Ce n'est qu'à cette condition que nous pourrons et aurons le goût de célébrer les autres... et ce n'est qu'à cette condition que les nouveaux arrivants pourront s'identifier à ce que nous sommes et participer à notre projet de société.
Je considère que nos dirigeants font fausse route à vouloir banaliser les traditions de la majorité. La fête de Noël n'a rien de banal. Ce ne sont pas les néo-Canadiens qui posent problème, ce sont nos dirigeants qui, débranchés de la réalité et des préoccupations de la population, font mal à notre identité et semblent incapables d'assumer un certain leadership et de faire valoir ce que nous sommes. Au Canada, il semble qu'on ne puisse rien tenir pour acquis. Aujourd'hui, c'est la majorité qui a besoin d'accommodements raisonnables et qui doit se battre pour avoir le droit de célébrer Noël.
Du respect! Un peu de respect! Voilà ce à quoi nous nous attendons de la part de nos dirigeants.
21 décembre 2007
Petit guide du futur immigrant québécois
19 déc. 2007 (Tiré du site Voir.ca) |
À la lumière de tout ce qu'on a entendu à la commission Bouchard-Taylor et de l'actualité récente, voici un aperçu de ce à quoi pourrait ressembler une brochure d'information destinée aux immigrants désireux de s'installer au Québec. Climat: C'est le principal choc pour un immigrant provenant d'une zone climatique différente. Au Québec, c'est simple: il fait beau quatre semaines par année, deux au printemps, deux à l'automne. Le reste du temps, il fait ou trop froid ou trop chaud, ou encore il pleut. Et ça peut changer de l'un à l'autre en dedans d'une demi-heure. C'est pourquoi la météo est ici un sujet de conversation stratégique pour un immigrant. Il est important de vous plaindre et de dire aux locaux que c'est le pire climat du monde. Parce que tant qu'à avoir un climat aussi pourri, les Québécois se consolent de pouvoir au moins se vanter d'avoir le pire. Le local sympathisera ainsi avec vous et se sentira solidaire. Langue: Au Québec, il y a la loi 101. C'est une loi très complexe établissant le français comme langue officielle du Québec et qui est à la fois la raison qui fait que le Québec est encore dans le Canada et la raison qui fait que le reste du Canada nous déteste. Si vous voulez la contester, prenez un numéro à la Cour suprême du Canada, où l'on trouve un guichet express ouvert 24 heures sur 24. Égalité des droits: Ici, les hommes et les femmes sont égaux et on déconseille fortement le port du voile. Au Québec, les femmes ont le droit de se montrer. Ce sont les hommes qui n'ont pas le droit de regarder. À noter qu'il est interdit de lapider des femmes, selon le code de vie d'Hérouxville. Ailleurs, cet acte n'est interdit que par le Code criminel. Travail: Pour tous les médecins et ingénieurs, il y a moyen de faire reconnaître vos équivalences mais il faut pour cela suivre une formation compensatoire, passer un examen d'admission, les yeux bandés, debout sur un medecine ball pendant que des sangliers affolés circulent entre les rangs. Le résultat de votre échec vous sera ensuite transmis sous forme d'hologramme trigonométrique en alphabet inuktitut. Bonne chance à tous. Santé: Vous avez déjà reçu votre carte d'assurance-maladie. C'est celle où figure un coucher de soleil. Ça veut dire que ça achève, profitez-en dès maintenant! Cette carte vous donne le droit d'attendre pendant des heures des soins que vous n'aurez finalement pas le temps de recevoir, et ce, GRATUITEMENT. En cas d'urgence, pour trouver un médecin, téléphonez au terrain de golf le plus près de chez vous. Pour ceux qui préfèrent un service dans leur langue d'origine, appelez un taxi. Éducation: L'éducation est ouverte à tous mais, malheureusement pour vous, les frais de scolarité viennent juste d'être dégelés, ce qui n'est pas encore le cas pour plusieurs étudiants. De plus, ce montant exclut les taxes sur le matériel scolaire, les frais afférents, les frais d'administration, les cotisations obligatoires et autres dépenses volontaires automatiques. Quant au régime de prêts et bourses, notre premier ministre a dit: "Je suis prêt", il n'a jamais dit: "Je suis bourse"... Citoyenneté: C'est une source fréquente de confusion chez tout immigrant au Canada-Québec. Le Canada prône le bilinguisme, le multiculturalisme, le droit de voter voilée et de pratiquer votre religion, alors que le Québec exige que vous parliez français, aimerait que vous appreniez quelques chansons de Gilles Vigneault et que vous rejoigniez la culture majoritaire en ne croyant plus à rien ou, en tout cas, en ne le montrant pas. Nous vous conseillons fortement de suivre les directives du Québec. C'est peut-être le Canada qui vous accueille, mais c'est le Québec qui devra vous endurer. Aussi, les vrais Québécois ne sont canadiens que quand ils sortent du pays. En ce sens, la citoyenneté canadienne au Québec est comme un manteau d'hiver. C'est plate, c'est pas sexy, ça cache les formes mais faut le mettre pour sortir. Religion: Il y a encore des traces de la religion catholique au Québec, mais les gens se divisent maintenant surtout en deux catégories: ceux qui croient en rien, et ceux qui croient en "quelque chose". Ce quelque chose doit rester le plus vague possible, et surtout, comme nos politiciens, ne rien exiger de nous. Si vous croyez fermement que votre quelque chose à vous est au ciel avec une barbe, qu'il a une tête d'éléphant avec six bras, ou qu'il exige une diète particulière ou une tenue vestimentaire rappelant le professeur Tournesol, on vous laissera faire mais on vous trouvera généralement ridicules. Il est à noter qu'aucune récrimination ne sera reçue sur le traitement de faveur accordé aux fêtes de Pâques, l'Halloween, Noël et la Saint-Valentin. Depuis longtemps, ces fêtes sont des manifestations COMMERCIALES et n'ont aucune dimension spirituelle... Joyeuses Fêtes à tous! |
Par: François Parenteau |





