C'est tout moi, ça!

Montréalaise, 57 ans, polyvalente, passionnée, politisée, directe, franche, bélier...De tout et de rien, voilà de quoi je parlerai!

28 octobre 2007

Ma soeur, mon amie

Des fois, j'me trouve pas ben fine!

Des fois, j'me dis... tu devrais te taire ma chouette!  Tu parles trop...

Je t'ai vue aujourd'hui.

J'étais super contente de te voir.  De constater que tu semblais bien aller.  Tu avais l'air bien.

Et pourtant...

Je parle trop.  J'essaie tellement de traduire en mots ce que je ressens pour toi et ce que tu vis actuellement.

J'aurais voulu ne pas paraler.  N'entendre que nos émotions passer entre nous.  Point.

Mais, je ne pouvais pas.  Les émotions étaient trop fortes alors je me suis réfugiée dans ce que je connais le mieux et qui est si froid:  la politique!  Soupir....

Enfin, je fais mon possible.

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09 octobre 2007

Publicité Dove pour l'estime de soi: superbe!

Voici le lien à visiter pour voir cette nouvelle publicité Dove dont le titre est:  Parlez-en à vos filles avant que l'industrie de la Beauté ne le fasse:

http://www.youtube.com/watch?v=JaH4y6ZjSfE

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08 octobre 2007

Lucien Francoeur

Nancy Beaudoin

Paroles : Lucien Francoeur.
Musique : Pierre A. Gauthier.
1975
April Music Ltd. / Les Ed. Aut'chose - Capac

Nancy, Nancy Beaudoin
Chérie, veux-tu êt'ma
Barbie à vie, veux-tu êt'ma
Ruby Tuesday, ma blonde steadée

Fille de nuit, lune de miel
Fille de vie, parc d'amusement
Mon char d'assaut, mon film de guerre
Mon overdose d'amour, ma fin du monde

Nancy, Nancy Beaudoin
Chérie, veux-tu êt'ma
Barbie à vie, veux-tu êt'ma
Maggie McGill, ma blonde steadée

Chat sauvage, fille en chaleur
Mon char de peau, mon sentier de guerre
Mon overdose de vie, ma fin du monde
T'es ma sortie d'urgence

Je l'aime ma blonde
A paraît ben
R'garde là aller 

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Poème de Michèle Lalonde (Nuit de la Poésie)

Speak white

Speak white
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
dans les sonnets de Shakespeare

nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d'une langue
parlée avec l'accent de Milton et Byron et Shelley et
Keats
speak white
et pardonnez-nous de n'avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan

speak white
parlez de chose et d'autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument de Lincoln
du charme gris de la Tamise
De l'eau rose du Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d'apprécier
toute l'importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really
speak white
quand vous get down to brass tacks

pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors
speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu durs d'oreille
nous vivons trop près des machines
et n'entendons que notre souffle au-dessus des outils

speak white and loud
qu'on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l'heure de la mort à l'ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar

speak white
tell us that God is a great big shot
and that we're paid to trust him
speak white
c'est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d'âme
mais pour se vendre

ah!
speak white
big deal
mais pour vous dire
l'éternité d'un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l'heure où le soleil s'en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l'est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d'huile

speak white
soyez à l'aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d'avoir le monopole
de la correction de langage

dans la langue douce de Shakespeare
avec l'accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Viet-Nam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l'ordre parlez répression
speak white
c'est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques

speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d'Alger ou de Little Rock

speak white
de Westminster à Washington relayez-vous
speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendes vous répondre
we're doing all right
we're doing fine
We
are not alone

nous savons
que nous ne sommes pas seuls.

Michèle Lalonde

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Matin pluvieux, poèmes du Québec

Chapelle dans les bois  (Émile Nelligan)

Nous étions là deux enfants blêmes
Devant les grands autels à franges,
Où Sainte Marie et ses anges
Riaient parmi les chrysanthèmes.

Le soir poudrait dans la nef vide ;
Et son rayon à flèche jaune,
Dans sa rigidité d'icone
Effleurait le grand Saint livide.

Nous étions là deux enfants tristes
Buvant la paix du sanctuaire,
Sous la veilleuse mortuaire
Aux vagues reflets d'améthyste.

Nos voix en extase à cette heure
Montaient en rogations blanches,
Comme un angélus des dimanches,
Dans le lointain qui prie et pleure...

Puis nous partions... Je me rappelle !
Les bois dormaient au clair de lune,
Dans la nuit tiède où tintait une
Voix de la petite chapelle...

Silence (St-Denys Garneau)

Toutes paroles me deviennent intérieures
Et ma bouche se ferme comme un coffre
           qui contient des trésors
Et ne prononce plus ces paroles dans le temps,
           des paroles en passage,
Mais se ferme et garde comme un trésor
           ses paroles
Hors l'atteinte du temps salissant, du temps passager.
Ses paroles qui ne sont pas du temps
Mais qui représentent le temps dans l'éternel
Des manières de représentants
Ailleurs de ce qui passe ici,
Des manières de symboles
Des manières d'évidences de l'éternité qui passe ici,

Des choses uniques, incommensurables,
Qui passent ici parmi nous mortels,
Pour jamais plus jamais,
Et ma bouche est fermée comme un coffre
Sur les choses que mon âme garde intimes,
Qu'elle garde
Incommunicables
Et possède ailleurs





À propos de l'immigration

Chanoine Lionel Groulx


Lettre adressée au père Charles Charlebois, o.m.i., Vaudreuil, le 12 juillet 1941

16 avril 1943


[...] Vous avez bien raison de vous inquiéter au sujet de ce vaste problème des immigrants. Un peuple qui aurait le moindre souci de ses intérêts nationaux, se serait depuis longtemps appliqué à la conquête de ces nouveaux venus qui, avec nos trente pour cent de population, nous donneraient la majorité du nombre au Canada. Une longue expérience aurait dû nous apprendre à nous tourner de ce côté-là, à y chercher notre appui, bien plutôt que vers les anglophones de qui nous n'obtiendrons jamais que des miettes, à moins de découvrir l'art d'arracher les gros morceaux. Mais cet énorme travail de rapprochement et de conquête ne peut être fait, vous le sentez bien, artificiellement.

Il devrait être la conséquence naturelle de notre puissance d'attraction. En d'autres termes, les immigrants ne peuvent s'orienter vers le groupe français que si nous leur apparaissons dans notre province, comme le groupe le plus fort, le plus chargé de civilisation et d'avenir. Leur offrons-nous ce spectacle dynamique? Je doute que nos sociétés nationales, elles seules, avec la modicité de leurs moyens, puissent entreprendre, avec chance de succès, un travail de cette envergure. Il y faudrait la collaboration de notre État québécois. Mais là encore qu'attendre de gouvernants dont l'un des principaux soucis est de pousser les autochtones vers la culture anglaise? Quelle inquiétude de nos intérêts majeurs espérer attendre de pauvres esprits enfermés dans la mystique du parti d'abord et qui ne servent vrai[ment] la nationalité, le bien commun, que lorsque parti et bien commun arrivent par hasard à se rencontrer? Vous les entendez, du reste, par le temps qui court, bien plus empressés à dépenser leur lyrisme pour glorifier la générosité de l'Angleterre à l'égard de notre petite race, que pour nous rappeler nos devoirs essentiels de peuple français sur ce continent. Cette dernière besogne, ils la laissent à l'impérialiste M. King. Hélas, les politiciens, nos frères ennemis depuis si longtemps, continuent à nous composer le plus clair de nos misères. Dieu nous suscitera-t-il le chef qui mettra fin à cette lugubre tragédie?

Je mettrai quand même la Société St-Jean-Baptiste au courant du problème. [...]

Lionel Groulx



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06 octobre 2007

Samedi matin gris...

Ce matin, après une nuit plus ou moins entrecoupée de réveils ménopausaux, je me suis levée.  J'ai laissé mon chéri dormir jusqu'à 8h15 car il travaille ce matin.

Je viens de partir une brassée de lavage et je vais devoir me grouiller et aller à l'Épicerie acheter les choses que j'ai complètement oubliées quand j'ai fait ma commande jeudi dernier!

Pas de pain, pas d'essuie tout et pas de fromages !!!

Je vais y aller avant la pluie prévue pour tantôt!

Evidemment, mon petit épagneul viendra avec moi.  C'est une petite marche de 20 minutes environ.

Montréal-Nord, mautadit qu'il faut presque toujours prendre l'auto pour faire des commissions.  Y a pas de magasins à tous les coins de rues ici! 

En tout cas, dans le quartier résidentiel oû j'habite!

Posté par merelle à 15:29 - Petite vie - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Mon horaire aujourd'hui

Comme j'ai trois jours de congé et que ma femme de ménage n'est pas venue comme prévu... je vais me taper du ménage, du repassage, du lavage, du popotage et du promening avec mon petit chien.

Mon chum travaille aujourd'hui.  Alors, dès son départ pour le travail, je vais foncer dans le tas... Et vive la job de femme de maison de fin de semaine.

Si j'ai le temps, je vais faire des muffins aux pommes et de la croustage... peut-être un autre dessert aussi car j'ai un beau 5 livres de pommes...

On verra pour le souper!

chats Je trouve cette image mignonne...J,ai aussi deux gros minous:  Jules et Cléo!

Posté par merelle à 14:12 - Petite vie - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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