11 novembre 2011
Réflexion no. 3
Réflexion no.2
Réflexion no.1
Occupons Montréal
This week we march against the unacceptable tuition fees hike in full support of our student comrades. We will end the march by celebrating our first MONTH of occupation, at Square-Phillips!
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Nous, les Indigné(e)s de Montréal, occupons la Place du Peuple (anciennement Square-Victoria) depuis le 15 octobre pour une myriade de raisons. En voici une liste non-exhaustive.
Nous sommes indigné(e)s face à l'usage criminel et insouciant de nos taxes, impôts et ressources naturelles.
Nous sommes indigné(e)s face aux hausses constantes des frais d'accès à une éducation qui devrait être tout sauf inaccessible.
Nous sommes indigné(e)s face aux lobbys, corporations et autres intérêts privés qui ne devraient aucunement avoir préséance sur les intérêts du peuple.
Nous sommes indigné(e)s face aux inégalités de revenu selon l'âge, le sexe et/ou l'origine.
Nous sommes indigné(e)s du fait que les profits de quelques-uns aient prédominance sur la qualité de vie de la majorité.
Nous sommes indigné(e)s de la démocratie superficielle qui empêche nos voix d'être entendues.
Nous sommes indigné(e)s de la pauvre place que donne notre société aux différentes identités et orientations sexuelles.
Nous sommes indigné(e)s face à la désinformation rampante et la manipulation de l'opinion publique par les médias à travers leur négligence, insouciance et allégeances.
Nous sommes indigné(e)s face au marchandage de nos informations personnelles afin de mieux nous vendre des produits dont nous n'aurons jamais besoin.
Nous sommes indigné(e)s face au manque d'accès à des technologies existantes qui devraient nous bénéficier à tous et toutes plutôt qu’au monopole de l'industrie pétrolière.
Nous sommes indigné(e)s face au manque d'accès à des traitements existants qui devraient nous bénéficier à tous et toutes plutôt qu’au monopole de l'industrie pharmaceutique.
Nous sommes indigné(e)s face au statut qu'ont les Premières Nations en ces terres occupées.
Nous sommes indigné(e)s face aux contrats d'armement inutiles profitant à des intérêts privés, locaux et étrangers.
Nous sommes indigné(e)s de la barbarie de notre industrie minière sur l'environnement autant que sur les humains, ici comme ailleurs dans le monde.
Nous sommes indigné(e)s par l'ignorance totale de nos demandes et revendications depuis le jour où l'écoute de l'opinion publique est devenue politiquement incorrect.
Nous sommes indigné(e)s du fait que des enveloppes brunes aient plus de poids dans notre société que le futur de nos enfants.
Nous sommes indigné(e)s devant le fait que nos forces policières soient la dernière ligne de défense de nos ennemis communs.
Ensemble, nous pouvons renverser la vapeur.
Un peuple uni ne sera jamais vaincu.
Nous sommes les 99%
Les problèmes rencontrés au Québec sont nombreux : corruption, gaspillage des fonds publics et des ressources, manque d'investissement dans les programmes sociaux et liquidation de biens publics à des entreprises privées. Ils sont les manifestations locales d'une crise globale.
Les démocraties québécoise et canadienne sont de plus en plus malmenées par des gouvernements qui ne sont plus en mesure de représenter les citoyens légitimement. La population a perdu le pouvoir : il est entre les mains de dirigeants qui ne rendent pas de comptes, si ce n’est qu’aux compagnies qui les financent.
Le gouvernement actuel a choisi de ne pas répondre aux demandes de la population, par exemple en ce qui a trait au moratoire sur les gaz de schistes ou aux commissions d’enquête publique. Il gouverne à sa guise; les pétitions et les pressions populaires n’ont aucun effet.
La soumission du gouvernement aux lois du marché entraîne la négligence des infrastructures, tout en encourageant la liquidation du bien commun et du territoire aux plus offrants.
L’éducation est rabaissée au rang de marchandise qui se vend et se négocie. L’accessibilité des études supérieures et le droit à l’éducation sont compromis par l’augmentation substantielle des frais universitaires (une hausse de 1625$ sur 5 ans). Or, l’éducation est un droit, pas un privilège. De plus, les entreprises se servent de nos universités comme centres de recherches et de développements. Le savoir est un bien public que le privé n’a pas à s’approprier.
Assez des classes surchargées, du manque de services spécialisés, de l’alourdissement de la tâche des professeurs, des dettes étudiantes interminables.
La santé souffre de sous-financement. La coordination entre ses institutions, CLSC et grands hôpitaux, est déficiente. Cette mauvaise gestion affecte les soins reçus. Le système de santé est géré à la manière d’une entreprise privée, ce qui ne permet pas d’offrir à la population les services auxquels elle a droit. Les soins de santé ne sont pas des droits individuels, ils relèvent d’une responsabilité collective qui doit être garantie par l’État.
Assez des files d’attente, du manque de ressources matérielles, de la surcharge de travail du personnel, de l’insuffisance de médecins, du manque d’accessibilité aux soins, des coûts trop élevés pour les médicaments.
Les services sociaux ne doivent pas être considérés comme un service de charité. Ils sont nécessaires à la justice sociale et à l’égalité. L’aide sociale n’est pas une faveur : elle permet de redistribuer la richesse dans la société pour garantir la dignité des moins favorisés. Le désengagement social ne permet pas une qualité de vie décente pour toutes les classes de la société.
Assez de l’attente pour les places en garderies, de la baisse du seuil de la pauvreté, de la réduction de l’accès aux prestations d’assurance sociale, du manque d’aide aux familles monoparentales, de l’exclusion des personnes âgées.
L’environnement n’est pas une priorité pour les gouvernements et ce, au détriment des générations futures. Les protocoles ratifiés ne sont pas respectés. Les plans gouvernementaux pour l’exploitation des ressources ne favorisent pas le développement durable. Au contraire, ils vendent les ressources à l’étranger sans vision à long terme. L’eau, les forêts et le sous-sol sont des biens communs offerts au marché sans la consultation des citoyens. Localement, les initiatives écologiques ne sont pas valorisées par les différentes instances politiques, qu’il s’agisse des toits verts, de l’agriculture urbaine, du compostage, etc. Assez d’offrir les ressources naturelles plutôt que de les vendre, de privilégier les sables bitumineux et les gaz de schiste, de massacrer la biodiversité, de couper à blanc la forêt boréale.
Tous ces problèmes de société s’inscrivent dans une logique de désengagement de l’État. Les gouvernements se soumettent aux lois des banques et du marché. L’État n’est pas une entreprise, il ne doit donc pas être géré comme tel. Dans une société démocratique et juste, les gouvernements se doivent de représenter les intérêts de la population avant ceux des financiers.
Nous sommes les Indignés de Montréal. La situation actuelle nous mène dans une impasse, un cul-de-sac dont on ne pourra pas se sortir. Il faut agir. Nous ne sommes ni de droite ni de gauche; ni fédéraliste ni souverainiste; nous sommes indignés et nous avons une voix. Nous crions notre désir de changement, de démocratie, de justice sociale.
Citoyens, l’espace public nous appartient, nous devons nous le réapproprier: occupons Montréal!
Notre force viendra de nos idées, de notre solidarité, de nos actions, de notre implication. Notre force réside dans notre union. Nous leur avons laissé le pouvoir par peur, insécurité, paresse et insouciance.
REPRENONS-LE !
Rejoignez-nous, diffusez notre message, prenez la place qui vous revient.
OCCUPONS ENSEMBLE !
15 octobre 2011
Si on s'y mettait
(Tiré du site internet de Le Devoir)
Si on s'y mettait
53 sentinelles secouent la démocratie

À retenir
- «Heureux soient les fêlés car ils laissent passer la lumière.» - Michel Audiard
- «Quelle triste chose que sur toute la terre les gouvernements soient toujours précisément aussi coquins que les moeurs de leurs sujets peuvent leur permettre de l'être.» - Alexis de Tocqueville
- «On est au commencement du monde, Sur une terre abandonnée, Nos idéaux sont sans royaume, Tous les soldats ont déserté.» - Fred Pellerin, Au commencement du monde
- «Il est question de dignité humaine, le mouvement des indignés porte bien son nom car le monde est bel et bien divisé entre les indignes et les indignés.» - Eduardo Galeal
Il en a coulé de la bière sous les tables et de l'indignation dans les veines avant que le sang ne se mette à bouillir à son tour. Parfois, il faut un hiver et tout un printemps pour que la sève monte.
Aujourd'hui, je me demande ce que sera le déclencheur. Et si la sève goûtera amer ou sucré. On la sent pourtant ressoudre de tous les côtés. Dans les réseaux sociaux plus que dans la rue, c'est normal, il faut faire un effort pour s'extirper du confort et de l'indifférence, notre cage dorée.
Là, ce sont les indignés de Wall Street qui se transportent à Montréal et Toronto. Ici, c'est un spectacle politique de Dominic Champagne — Tout ça m'assassine — sur notre incapacité à nous mobiliser, c'est Françoise David qui lance son livre De colère et d'espoir. Ou c'est le film Survivre au progrès de Mathieu Roy. Ou encore c'est peut-être Jacques Parizeau qui, sur le plateau de Bazzo.tv, estime que le Québec a besoin d'enthousiasme et que la bougie d'allumage devrait être portée par les artistes et les poètes. Pas fou, le bonhomme. C'est en chantant qu'on mène les soldats au champ de bataille.
Fred Pellerin comme ministre de la Culture, Dominic Champagne à l'Environnement, ça décoifferait un brin. À l'éducation? J'y mettrais un inconnu, Gilles Gagné, sociologue qui enseigne à l'Université Laval et fait partie des 53 sentinelles, «amis des franges» du documentaire d'Hugo Latulippe, République, un abécédaire populaire, qui prend l'affiche demain au Festival du nouveau cinéma.
J'ai visionné deux fois le film de 90 minutes pour réapprendre mon alphabet. Et chaque fois, j'ai été saisie par la grande intelligence du propos, sa logique implacable de A à Z. Une bouffée de lucidité pulsée par des êtres souverains (et deux solidaires, devinez lesquels).
Notre république repensée en d'autres termes, plus humanistes si vous voulez, scandinave, tiens, portée par une immense clairvoyance, décortiquée par des intellectuels qu'on dit de gauche et qu'on n'entend jamais (sauf dans Le Devoir et chez Bazzo); un comité de sages dont nous n'avons plus les moyens de nous passer pour avancer.
La gauche lucide et coresponsable
Je retiens de ce manifeste qui fait le procès de l'air du temps des phrases percutantes que j'ai fini par apprendre par coeur. Pas tant pour leur contenu que pour ce qu'elles charrient: une énergie, des idéaux, une fougue, un principe, le feu de Dieu. Et on peut charrier; c'est même devenu un devoir de le faire. Pour secouer l'inertie, nous déloger du sofa mou de nos convictions molles.
En regardant République, j'ai aimé le Québec comme j'avais oublié qu'on pouvait aimer son pays et ses bâtisseurs. Ce film oppose la vigueur du ruisseau au marasme de l'étang, l'eau vive à l'eau dormante.
«Tout ce chemin pour arriver au Canadian Tire de Laval!» (l'anthropologue Serge Bouchard qui se demande pourquoi il tond son gazon en résumant l'évolution de l'humanité en quelques phrases).
«Tant qu'on aura cette mentalité de faire de l'élément principal du développement la production de richesse, on s'en va nulle part, on s'en va vers des crises.» (Claude Béland, ex-président du Mouvement Desjardins).
«Tout organisme, toute espèce qui prend trop de place, participe à son propre déclin, à sa propre mort.» (Amir Khadir, de Québec Solidaire).
«Le politicien de demain? Un philosophe, un missionnaire "et" un bon gestionnaire.» (Annie Roy, de l'Action terroriste socialement acceptable).
Pour la langue de bois, on repassera. Mis à part trois élus (Khadir, Ferrandez et Curzi), aucun politicien. Et leur discours ne séduit pas nécessairement un auditoire très large. Du moins, dès qu'il est mis en pratique... Et pourtant, il faudra bien en venir aux gestes un jour:
«Nous sommes tous coresponsables du domaine commun. Et la question écologique va devenir "la" question décisive, celle qui structure toutes les autres. Malheureusement, cette question exige de choisir. Choisir entre A et B. L'obligation d'agir collectivement va nous rentrer dedans plus fortement. [...] Le fait qu'on ne soit pas déjà en train de le faire, c'est un scandale.» (Gilles Gagné, sociologue).
«Nous avons perdu cette capacité d'indignation qui mène à l'action.» (Lorraine Pagé, syndicaliste).
«Il faut trouver le moyen de se révolter des situations dans lesquelles on vit malgré le confort dans lequel on vit.» (Louis Roy, CSN).
«On a des acteurs, des chefs d'État qui sont de piètres économistes. Des courtiers vendant des avantages juridictionnels à des investisseurs devenus souverains. Venez! Venez! Dans 10, 15 ans, vous nous laisserez un paysage dévasté et lunaire et on fera semblant d'être surpris.» (Alain Deneault, philosophe, celui qui explique le mieux le lien entre l'État et l'entreprise privée qui pompe dans les infrastructures publiques pour générer du profit... privé.)
Et personne n'a évoqué le Plan Nord.
Les artistes, ce baromètre
De ce film qui nous bouscule l'économie, l'écologie, l'éducation, la santé, le consensus mou, on renoue avec l'art de la politique (magnifique tirade de Gilles Gagné à ce sujet, sur la politique devenue purement instrumentale depuis un siècle). Le jupon de la CSN qui finance ce propos?
Latulippe jure que la centrale syndicale n'est pas intervenue dans le choix de la couleur de ses bobettes. Je préférerais en discuter avec vous en direct sur Twitter lorsque ce documentaire qui parle des vraies affaires sera diffusé à Télé-Québec ou à Radio-Canada.
Quand? Je n'en ai pas la moindre idée. J'espère seulement que ce ne sera pas à la même heure qu'Occupation double et que ce sera avant les prochaines élections.
En attendant, je retiens cette remarque de Pierre Curzi, qui explique que l'art contribue à l'éveil de la conscience de la majorité mais que les artistes précèdent la vague de très peu. Ils nous disent: «Voici ce qui va arriver.»
En ce sens, le cinéaste Hugo Latulippe a fait son job d'artiste. Il se défend bien d'être militant (trop militaire à son goût) ou engagé (cela va de soi). Il se veut «nationaliste» de la beauté d'un pays et des gens qui l'habitent, loyal envers ce qu'il porte d'indignation, de fierté et d'une idée qui nous fédère. Quelque chose qu'on appelle aussi le sacré. Et c'est exactement cette notion fondamentale que montre du doigt Serge Bouchard: «Ce qu'on redéfinit comme étant sacré: le débat public est là.»
Souhaitons-nous qu'il ait lieu au plus sacrant.
Et les zestes
Noté: que la première du film République, un abécédaire populaire aura lieu le 24 octobre prochain à la Société des arts technologiques (SAT), dans le cadre de la Journée Agir pour l'avenir du Québec. Le colloque «Pour une social-démocratie renouvelée» le précèdera en après-midi. Les sentinelles de tout acabit sont invitées à participer au débat. Le Devoir, Génération d'Idées et l'Association des économistes du Québec ont ajouté leur nom en bas du programme qu'on trouve ici: http://esperamos.ca/24octobre2011. Le film sera également présenté à compter du 28 octobre au Cinéma du Parc à Montréal.
Aimé: le livre Je mange avec ma tête. Les conséquences de nos choix alimentaires, d'Élise Desaulniers (Stanké). Très fouillé, comme son blogue (penseravantdouvrirlabouche.com), cet essai nous démontre comment notre comportement à l'épicerie influence toute une chaîne (alimentaire), qui va du bien-être des animaux aux algues vertes dans nos lacs et rivières, sans parler de la disparition de nombreuses espèces de poissons et des multiples cancers qui nous guettent. Nos fermes familiales s'éteignent, notre alimentation est devenue surtout industrielle. Et le coût social de l'indifférence est énorme. Chiffres et faits à l'appui, Desaulniers nous montre comment nous sommes passés de 20 % de notre revenu consacré à l'alimentation dans les années 60 à 9 % aujourd'hui. De là à devenir «déchétarienne» (ceux qui se nourrissent des déchets que nous produisons en quantité industrielle) ou à consommer des vers de terre, il y a un pas que je ne franchirai pas.
Reçu: Sous le charme des courges et des citrouilles, de Louise Gagnon (Les Éditions de l'Homme). J'hésite entre la Hubbard bleue et la Galeuse d'Eysines pour décrire certains de nos politiciens. Et encore, cela pourrait insulter les courges, qui ont la carapace dure mais la chair sensible. Cela dit, d'excellentes recettes de cucurbitacées, pour la plupart végétariennes, et même une de graines de citrouille épicées ou de pesto de graines de citrouille à la sauge pour récupérer celles de l'Halloween. Très bel ouvrage consacré à ce fruit/légume trop longtemps boudé et revenu au goût du jour.
Tombée: sur cet extrait en ouvrant antiterre, le dernier roman de VLB, page 65: «... interminables travaux autoroutiers dessus, dessous, par bâbord et par tribord, depuis que le kebek a élu un grand voyer comme premier ministre: démolitions de viaducs, réfections de bretelles, goudronnage par ici, asphaltage par là-bas, même le portefeuille de crésus ne suffirait pas à défrayer le coût de pareils travaux, surtout que du bas en haut de l'échelle, du simple entrepreneur au grand voyer lui-même, chacun prend plus que sa part — impunément! —, le chaos! — les cahots! —, ces bandits de longs chemins asphaltés qui ne les utilisent que pour se rendre à leurs jets privés, à leurs yachts de croisière, à leur villa de Provence, de Monaco, d'île caïmanesque, de Beverley Hill en botox! — des voleurs, des escrocs, des trous-du-cul devenus politiciens! — le chaos! — les cahots! — pour quand les cachots?»
VLB comme ministre des Transports, tiens!
14 octobre 2011
Proverbe chinois
"L'esprit a beau faire plus de chemin que le coeur, il ne va jamais si loin."
11 octobre 2011
Gateau aux pommes et sauge de Jocelyn
2 tasses de farines non-blanchie
1 c.thé de soda à pâte
1 c.thé de poudre à pâte
... 1/2 c.thé de sel
1/2 c. thé de cannelle
1 tasse de cassonade foncée + 3 c. à soupe.
14 c. à soupe de beurre non salé à température pièce
2 gros œufs
1 c. à soupe de sauge fraiche hachée fin (ou 1/4 c. thé sauge moulue)
1 tasse de compote pommes et miel (la recette est après celle du gâteau)
1 grosse pomme McIntosh, Cortland, Lobo (ça prend une pomme bonne pour la cuisson)
Tamise les 5 premiers ingrédients.
Dans un autre bol, monte en crème la tasse de cassonade et 12 c. à soupe de beurre. Bat les œufs dans le mélange de beurre/cassonade. Combine la sauge avec la compote et ajoute au mélange beurre/cassonade en mélangeant bien.
Chauffe le four à 180c (350F)
Enlève le cœur de la pomme et pèle la. Coupe la en tranches fines. Mélange les tranches doucement avec le jus de citron. Beurre le fond et les cotés d'un plat à cheminée avec les 2 c. à soupe de beurre restant. Saupoudre le reste de la cassonades sur les cotés et le fond du plat. Dispose les tranches de pommes au fond du plat à cheminée.
Ajoute graduellement le mélange de farine à la préparation beurre/cassonade/compote en mélangeant bien. Verser doucement le mélange dans le plat en faisant attention de ne pas déplacer les tranches de pommes (pour que ça fasse plussss beau :P ). Cuire de 50 à 60 minutes, jusqu'à ce que le dessus soit d'un beau brun doré et qu'un cure-dent en ressorte propre.
Laisse refroidir un peu avant de renverser sur un plat de service.
Maintenant essaie de n'en prendre qu'un seul morceau :P
Bon la recette de compote pommes et miel.
6 pommes McIntosh ou Cortland
1/3 tasse de miel (tu peut aussi utiliser 1/3 tasse de sirop d'érable)
1 1/2 c. soupe de jus de citron
Enlève le cœur, pèle et coupe en gros morceaux les pommes. Place les dans un chaudron, ajoute le miel et le jus de citron. Cuire 40 minutes et passer au robot. La laisser refroidir au complet avant de l'utiliser pour le gâteau aux pommes et sauge.
Poème de Félix
Interdire la langue française au Québec
(1914 – 1988)
En un jour de grande pluie
nous les enfants
avions transformé la maison en gymnase.
Pyramides de chaises, fuites dans les escaliers,
coups de sifflets, coups de balais, affrontements,
nous avions dépassé la limite de la tolérance.
Ma mère,
sur le bord de la crise de nerfs,
voit le ballon casser une vitre.
Très calmement, elle se lève,
met son chapeau et son manteau et dit: «Je m'en vais».
Et elle est partie.
Nous étions sûrs qu'elle rentrerait par la porte d'en arrière.
Elle n'est pas revenue.
Le poêle s'est éteint.
L'inquiétude et la peur se sont installées sans bruit.
La pire nuit de larmes
de hurles
de panique
de cauchemars et de remords
que nous ayons connue de notre vie.
Les onze loups que nous étions étaient devenus onze
petits poussins,
tous malades,
quand elle est apparue le surlendemain.
Nous venions de sombrer dans le grand trou noir
du manque d'air.
À sa vue,
la maison devint chapelle de fleurs, de tendresse
et d'amour.
À partir de ce moment, nous avons couvé,
aidé,
protégé
et adoré notre mère jusqu'à la fin des temps.
La langue française devrait disparaître du Québec,
s'en aller et ne plus revenir comme une mère qui s'en va.
L'interdire pour un an.
Puisqu'on n'en veut pas. Qu'on en a honte.
Et qu'on la traite avec ses trois siècles sur le même pied
qu'une autre langue avec ses trois ans.
Nous méritons tous qu'elle s'en aille.
Plus de français nulle part,
ni au travail
ni à l'école
ni à l'église
ni au syndicat
ni au cinéma
ni au restaurant
ni à Radio-Canada
ni dans les journaux
ni dans l'affichage
ni dans le train
ni dans la chanson.
Fini, interdit et même payer l'amende si on la parle.
Nous la découvririons peut-être
et à six millions
l'imposerions logiquement et sans heurt,
comme chez tous les peuples du monde où la langue
de la majorité est la seule officielle.
À la Tour de Babel, elles étaient toutes officielles,
de là, la confusion.
LES TROIS CONDITIONS SUIVANTES SONT ESSENTIELLES POUR ÉVITER LA CONFUSION :
1. Que le gouvernement éteigne vigoureusement le feu qui couve au lieu de l'attiser.
2. Que les jeunes par cent mille volent au secours de leur langue maternelle en détresse.
3. Que les vieux par centaines, cessent de mourir, de trahir et de fuir!
(ou serait-ce là notre marque d'une société distincte?)
Félix Leclerc
Mai 1987
10 octobre 2011
C'est l'Action de grâce
Aujourd'hui, une amie m'a fait réalisé que c'était la journée pour remercier.
Alors, je remercie Dieu, la Vie, moi-même.
Mes parents biologiques qui ont fait leur possible.
Mes parents adoptifs qui m'ont aimée telle que je suis, qui m'ont aidé à devenir la femme que je suis.
A mes professeurs, religieuses et laïques qui m'ont donné le goût de me dépasser, d'aller plus loin.
A Serge qui m'a aimée et m'a donné François.
A Bernard que j'ai tant aimé et de qui j'ai tant appris. Et à qui je ne peux dire la peine incommensurable qui m'habite depuis 18 ans.
A Sylvain qui m'aime telle que je suis. Avec mes qualités, mes défauts, mes plus et mes moins. Lui, si doux, si compréhensif, si calme et si fidèle. Lui qui m'aime tellement que c'est un véritable cadeau du Ciel.
A mon fils qui m'a aidée à devenir une meilleure personne et qui me rend fière de lui.
Et merci d'être en santé, d'avoir un bon emploi, une jolie maison et d'être si bien entourée.






